mercredi 21 juin 2017

GENÈVE/ Communiqué de presse du CSPR (Juin 2017)



Comité de Suivi de la Problématique des Réfugiés Rwandais (CSPR)
CSPR • P.O. Box 3026, Manchester, NH  03105 • PHONE : +1(603) 233-4511 • CSPR Is a coalition of Rwandan Civile Society and Political organisations in Diaspora on the Process and Application of the Cessation Clause applied on Rwandan refugees
Fled between 1959 to December 31 1998.



Communiqué de presse du CSPR (Juin 2017)

Réunis dans la Conférence Internationale sur la mise à terme du processus d’application de la clause de cessation applicable aux réfugiés rwandais de 1959 au 31 décembre 1998 tenue à Genève, Suisse le 19 Juin 2017, avec la participation de certaines missions diplomatiques en Suisse, dont celle du Gouvernement rwandais, et certains ONG internationales, les représentants des réfugiés rwandais :

Réitèrent leur hommage à tous les Etats et Peuples qui abritent les réfugiés rwandais pour l’inébranlable esprit de solidarité, d’abnégation, d’humanisme et de générosité dont ils ont fait preuve et continuent à faire preuve depuis que ces derniers sont entrés sur leurs territoires respectifs jusqu’à ce jour. A cet égard, une mention spéciale revient aux pays et peuples africains concernés.

Réitèrent les recommandations pertinentes de la Conférence Internationale sur les Réfugiés Rwandais tenue à Bruxelles, Belgique, les 19 et 20 Avril 2013 ainsi que celles de la Conférence conjointe des organisations politiques et de la société civile de la diaspora rwandaise sur la position commune par rapport à la mise en œuvre de la clause de cessation applicable aux réfugiés rwandais de 1959 au 31 décembre 1998 tenue le 29 Novembre 2015 ;

Recommandent à tous les acteurs concernés par la mise en œuvre des procédures de la clause de cessation applicable aux réfugiés rwandais de 1959 à 1998 de reconnaître que les obstacles aux rapatriements volontaires massifs sont plus à rechercher du côté gouvernement rwandais que celui des réfugiés ;

Recommandent à tous les acteurs concernés par la mise en œuvre des procédures de la clause de cessation applicable aux réfugiés rwandais de 1959 à 1998 de s’abstenir de tout acte qui puisse provoquer le chaos au sein des réfugiés où beaucoup d’entre eux risqueraient de se retrouver dans une situation d’irréguliers ou d’apatrides dans les pays d’accueil, ou même tenter de se volatiliser dans la nature ;

1.      Recommandent au HCR de :

a)     Plaider en faveur de l’introduction d’une certaine flexibilité dans le calendrier du processus de la mise en œuvre de la Stratégie de Solutions Globales pour la Situation des Réfugiés Rwandais ;
b)     Admettre que l’extension de la date buttoir du 31 décembre 2017 est inévitable et que cela relève du réalisme pur et simple, surtout quand on examine avec froideur le rythme de l’état d’avancement du processus ;
c)     Organiser une Table Ronde sur les réfugiés rwandais qui regrouperait le HCR, les bailleurs de fonds tant bilatéraux que multilatéraux, les pays hébergeant les réfugiés rwandais et ceux qui en accueillent au titre de réinstallation, l’Union Africaine, l’Union Européenne, le gouvernement rwandais, les organisations de défense des droits de l’homme intéressées, ainsi que les représentants authentiques de ces réfugiés afin de recueillir de nouvelles idées et - peaufiner la Stratégie de Solutions Globales qui tient compte des réalités du terrain ;
d)     Prévoir un statut spécial pour les réfugiés rwandais en RDC car ils sont dans une situation particulière d’autant plus que la majorité d’entre eux n’ont jamais eu la chance d’être officiellement admis comme réfugiés prima facie et encore moins de bénéficier d’une quelconque aide de la part de la communauté internationale ;
e)     Prévoir une protection spéciale pour les anciens membres du personnel et témoins de la défense au Tribunal Pénal International pour le Rwanda ;
f)       Envisager comme une des solutions durables par excellence la réinstallation de certains réfugiés dans les pays tiers comme ceux de l’Union Européenne, USA, Australie, Canada et bien d’autres et exhorter ces pays à accroître les quotas de réfugiés qu’ils reçoivent régulièrement au titre du programme de réinstallation.
g)     Ouvrir une voie de communication formelle ou informelle entre le HCR et les représentants authentiques des réfugiés pour échanger sur les approches qui conduiraient à la réussite du processus de mise en application de la clause de cessation en cours ou future ;

2.      Recommandent au Gouvernement Rwandais de :

a)     S’assurer que le principe d’indépendance des institutions et de la séparation des pouvoirs ne souffre d’aucune ingérence et immixtion du pouvoir exécutif dans les affaires relevant du pouvoir législatif ou judiciaire.
b)     S’engager résolument sur la voie de cessation de la violation flagrante et continue des droits de l’homme au Rwanda accompagnée de la libération des prisonniers politiques en s’assurant que tous les opposants politiques sont libres de participer au processus politique et ne sont pas étiquetés comme des ennemis de l'État ;
c)     Procéder à l’ouverture de l’espace politique et offrir à tous les citoyens le droit et la possibilité, sans aucune distinction et sans restrictions déraisonnables de librement constituer et enregistrer un parti politique et d'opérer dans une sphère politique pluraliste sans être menacé et/ou inquiété comme c’est le cas aujourd’hui ;
d)     Cesser une fois pour toutes de harceler, kidnapper et assassiner les réfugiés dans leurs pays d’accueil ;
e)     Suspendre immédiatement toutes les lois et réglementations visant la spoliation et la dépossession des biens des réfugiés ;
f)       Mener des enquêtes sérieuses et renvoyer en justice les auteurs des assassinats, disparitions, détentions arbitraires, tortures et traitements inhumains et dégradants que l’on constate journellement sur tout le territoire national ;
g)     Cesser de couvrir ou minimiser la famine qui sévit dans beaucoup de régions du pays, s’attaquer à ses causes profondes et accepter l’offre des aides alimentaires en nature plutôt que d’exiger ces aides en monnaie sonnante et trébuchante ;
h)     Mettre fin aux actes belliqueux contre les pays de la sous-région et privilégier la politique de bon voisinage ;

3.      Recommandent aux pays hébergeant les réfugiés de :

a)      Garder à l’esprit que malgré l’offensive de charme du gouvernement actuel la crainte des réfugiés rwandais est fondée et ainsi continuer à favoriser leur intégration en allégeant les exigences et autres formalités administratives, vu que de toute façon ces réfugiés vivent déjà en harmonie avec la population locale et participent activement au développement économique et social du pays qui les héberge ;
b)     Comprendre qu’il serait déplorable que tous les actes de bienfaisance qu’ils ont posés en faveur des réfugiés tombent à l’eau à cause de la mise en œuvre rigide et aveugle du processus de la clause de cessation ;
c)      S’abstenir de tout acte qui mettrait les réfugiés dans une situation d’irréguliers ou d’apatrides comme le refoulement, le refus de renouveler le permis de séjour ou de la pièce d’identité ;
d)     Suivre de très près et réprimer les actes de harcèlement et de persécution commis contre les réfugiés rwandais par le gouvernement rwandais par le truchement de ses missions diplomatiques et agents de ce qui est communément appelé « diaspora » ;
e)      S’abstenir d’envoyer des réfugiés rwandais devant les juridictions rwandaises car le Rwanda a assez démontré qu’il n’avait pas de justice ni équitable, ni indépendante ;
f)       Continuer à prêter une oreille attentive aux préoccupations des réfugiés.

4.      Recommandent à la Communauté Internationale de :

a)      Faire pression sur le gouvernement rwandais afin qu’il ouvre l’espace politique, cesse ses flagrantes violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales, mette un terme à toute velléité de déstabilisation des pays de la sous-région quels que soient les prétextes avancés ;
b)     Faire pression sur le gouvernement rwandais afin qu’il procède au démantèlement de tous les obstacles qui empêchent les réfugiés de retourner au pays dans la dignité et en toute confiance ;
c)      Faire pression sur le gouvernement rwandais afin qu’il y ait un Dialogue Inter-Rwandais Hautement Inclusif pour trouver une solution durable aux violences cycliques des conflits ethniques ;
d)     Faire le suivi des recommandations du Rapport Mapping concernant les violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République démocratique du Congo pour mettre fin à l’impunité ;
e)      Coopérer avec le HCR et dégager des fonds nécessaires pour l’organisation d’une Table Ronde sur la problématique des réfugiés rwandais.

Demandent à l’Union Africaine et à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de plaider en faveur des réfugiés rwandais en général et en particulier ceux qui sont hébergés sur le continent africain, afin que les pays et les peuples africains abritant des réfugiés rwandais comprennent que les craintes de ces derniers sont réelles et fondées et qu’en dépit de l’entrée en vigueur de la clause de cessation et agissant dans le cadre des valeurs africaines de leur hospitalité, de solidarité et d’Ubuntu (humanisme) légendaires, ils s’abstiennent de les brutaliser jusqu’à ce que les conditions soient réunies pour leur rapatriement en toute sécurité ou qu’une autre solution durable soit trouvée.

En appellent à la Confédération suisse d’user de son expérience et de son savoir- faire  dans la résolution des crises pour faciliter et appuyer la tenue d’ une table ronde avec tous les acteurs, y compris les réfugies afin de trouver une solution à la problématique des réfugiés rwandais.

Réitèrent son exhortation aux réfugiés rwandais à mieux s’organiser et intensifier leurs efforts pour mieux dialoguer avec leurs Etats hôtes.

Chargent le Comité de Suivi de la Problématique des Réfugiés Rwandais de suivre de très près le dossier des réfugiés rwandais, et de faire des propositions concrètes aux instances concernées dans le but d’alléger les conséquences négatives sur la vie des réfugiés résultant de la mise en application de la clause de cessation.


Fait à Genève le 19 juin 2017


CSPR • P.O. Box 3026, Manchester, NH  03105 • PHONE : +1(603) 233-4511 • CSPR Is a coalition of Rwandan Civile Society and Political organisations in Diaspora on the Process and Application of the Cessation Clause applied on Rwandan refugees
Fled between 1959 to December 31 1998.

mardi 13 juin 2017

UBUTUMIRE: KWIZIHIZA UMUNSI W'IMPUNZI NYARWANDA/ TALIKI YA 24/06/17 I PARIS



UBUTUMIRE

KWIZIHIZA UMUNSI W'IMPUNZI NYARWANDA/ TALIKI YA 24/06/17 I PARIS 

Ikibazo cy’ubuhunzi mu Rwanda kimaze kuba akarande. Abanyarwanda benshi bahunze itotezwa n’umutekano muke baba hirya no hino mu bihugu binyuranye cyane cyane ibituranye n’u Rwanda kandi umubare wabo ugenda wiyongera uko bwije uko bucyeye.

Kugira ngo turusheho kumvikanisha icyo kibazo cy’ingutu, kugira ngo dushishikarize abo bireba bose kukibonera umuti urambye :

Tuzizihiza umunsi w’impunzi y’umunyarwanda  tariki ya 24 kamena 2017 i Paris mu Bufaransa guhera saa saba z’amanywa (13h00).

Uwo munsi wateguwe ku bufatanye bw’imiryango itagengwa na Leta, imitwe ya politiki n’abantu ku giti cyabo.

-   Saa saba hazakorwa urugendo ruto nyuma dushyikirize ubutumwa bwanditse ubuyobozi bw’umuryango w’abibumbye ushinzwe impunzi (HCR) n’izindi nzego zirebwa n’iki kibazo. Aho tuzahurira tuzahabamenyesha mu minsi ya vuba.
-       Saa cyenda hateganijwe ijambo nyamukuru, ubuhamya bw’impunzi no gusabana.

Abanyarwanda twese tubishoboye n’inshuti z’u Rwanda dusabwe kwitabira uwo munsi turi benshi.


Ukeneye ibindi bisobanuro wabaza abantu bakurikira :

France : Evelyne Mukamana (06 12 63 70 08) ; Donatille Nierat (06 41 26 47 26) ; Théophile  Mpozembizi (06 18 80 08 77)


Belgique : Innocent Twagiramungu (04 95 48 29 21) ; Aloys Simpunga (04 93 21 42 68) ; Mugabe Nizeyimana (04 84 10 32 96)

vendredi 9 juin 2017

BILAN 2017: la commémoration du 23ème anniversaire de l'assassinat par le FPR des 15 innocents de Gakurazo.


Comme prévue, la commémoration du 23ème anniversaire de l'assassinat par le FPR des 15 innocents de Gakurazo a eu lieu à Orléans (France) dans l’Église Saint Paterne, en dates du 03 et du 04 juin 2017.



Photo DJA

Photo DJA

La célébration eucharistique du 04 juin précédée, la veillée, par une veillée prière pour le Rwanda, était célébrait par le Père Christophe CHATILLON.   Dans son mot d'accueil, le célébrant a annoncé à l'assemblée que la messe était dédiée à la mémoire des 15 victimes des massacres de Gakurazo et que la prière s'étendait à toutes les autres victimes du Rwanda. Après avoir brièvement donné les circonstances dans lesquelles les innocents de Gakurazo ont été assassinés le soir du 05 juin 1994, le célébrant a demandé à l'assemblée à avoir une pensée particulière pour le peuple rwandais pour qu'il sorte de ses blessures.

Lors de son allocution, avant la fin de la messe, Emmanuel Dukuzemungu, l'unique rescapé des massacres de Gakurazo et président d'AMEVIGAR (Association en mémoire des Évêques et autres victimes de Gakurazo au Rwanda), a tenu à remercier la communauté ecclésiale de St Paterne et, à travers elle, le célébrant, pour leur accueil chaleureux. Il en a profité pour souligner le sens donné à cette commémoration.

"C'est tout simplement, a-t-il souligné,  pour remercier le Seigneur de la Vie qui, même dans les moments de détresse et de chagrin, a accompli des Merveilles. Les Rwandais, a-t-il poursuivi, saisissent davantage ce que je dis. Aux nôtres, la vie a été violemment arrachée et nous sommes encore en vie.  Dieu soit loué parce qu'ils sont dans ta Paix et que tu nous donnes la force de regarder de l'avant pour qu'avec toi, par toi et pour toi, nous tachions d'inventer un Rwanda nouveau où il n'y aura plus, ni déchaînement de la haine, ni pleur, ni injustice."


Le locuteur a terminé en invitant tout le monde à un moment de convivialité qui allait suivre la célébration eucharistique.


Faire un CLIC ICI BAS Pour suivre l’intégralité de l'allocution d'Emmanuel DUKUZEMUNGU.










mercredi 10 mai 2017

RWANDA/ FDU Inkingi/ Assassinat de M. Damascène HABARUGIRA, membre des FDU-Inkingi


Assassinat de M. Damascène HABARUGIRA, membre des FDU-Inkingi, par le FPR, 09/05/2017

Assassinat de M. Damascène HABARUGIRA, membre des FDU-Inkingi, par le FPR, 09/05/2017

Assassinat de M. Damascène HABARUGIRA, membre des FDU-Inkingi, par le FPR, 09/05/2017

Assassinat de M. Damascène HABARUGIRA, membre des FDU-Inkingi, par le FPR,  09/05/2017

Assassinat de  M. Damascène HABARUGIRA, membre des FDU-Inkingi,  par le FPR, 09/05/2017




COMMUNIQUE DE PRESSE

Assassinat de M. Damascène HABARUGIRA, membre des FDU-Inkingi

Les FDU-Inkingi, parti d’opposition au régime en place au Rwanda, informe le public de l’assassinat de M. Damascène HABARUGIRA, membre des FDU-Inkingi. Il était ressortissant du district Ngoma, secteur de Remera, colline de Kinunga, village Nyarugenge en Province Est.

RÉSUME DES FAITS :

1. Notre camarade fut appelé par un certain Théophile, agent de renseignement du district Remera avec le numéro de téléphone 0722840729 enregistré sous le nom de Yatubabariye Hassan. Ce Théophile, réserviste (démob) est agent-relais du chef de renseignements du Camp Huye à Kibungo, le nommé SEBUDANDI  Francis joignable au n° 0726289972. C’est ainsi que parti à la rencontre de Théophile, notre camarade HABARUGIRA Damascène n’a plus réapparu, même le vélo sur lequel il est parti n’a pas été retrouvé.

2. Lorsque ses proches sont allés se renseigner au camp Huye, l’agent de renseignement Francis SEBUDANDI leur a dit « votre ami Damascène doit avoir fui en Ouganda.» Se rendant au poste de police de Remera, là aussi, on leur a dit de repartir chez eux et revenir aux nouvelles lundi 08 mai 2017. Ils passèrent toute la journée de lundi 08 mai 2017 au poste de police de Remera sans qu’on leur révèle quoi que ce soit.  

3. C’est sur le chemin du retour chez eux que leur voisin NGAYABERURA Markus leur donna l’information suivante : quelqu’un vient de l’appeler, lui demandant d’aller dire aux proches de M. Damascène HABARUGIRA d’aller récupérer son corps à l’hôpital de Nyamata dans le Bugesera. Mr NGAYABERURA leur donna le numéro qui l’a appelé. Et lorsqu’ils amenèrent ledit numéro (0783900245) à la police, ils découvrirent que c’est le numéro de portable du Commandant de la Police de Nyamata.

4. Notre camarade, Damascène HABARUGIRA a donc été froidement assassiné. Le soir du mardi 09/05 même, dans une réunion convoquée en urgence sur la colline et réunissant un Colonel de l’armée, le District Police Command (DPC) et l’adjoint au Maire, les autorités locales se sont publiquement vantées d’avoir éliminé M. Damascène HABARUGIRA qui, selon elles, les gênait énormément. Lesdites autorités allèguent notamment qu’une grenade aurait été trouvée chez Damascène HABARUGIRA en 2008 et, par ailleurs, qu’il s’opposait à leurs politiques, notamment les brutalités policières et la destruction des plantations des paysans.

5. Et en ce moment, un autre membre de l’opposition, Mr Alexis RUCUBANGANYA, est détenu depuis dimanche 07/05 par la police du District de Remera, sans savoir de quoi il est accusé, ce qui nous fait craindre pour sa vie.

Les FDU-Inkingi rappellent aux autorités rwandaises leur mission première qui est la protection de la vie des citoyens sans distinction aucune. Aussi, en appelons-nous à elles, plus particulièrement au Ministre de la Justice M. Johnston BUSINGYE, pour que tout soit mis en oeuvre pour retrouver les assassins de notre camarade M. HABARUGIRA Damascène afin qu’ils répondent de leurs actes, sans quoi la responsabilité de cet assassinat ignoble sera imputable aux autorités.

Les FDU-Inkingi condamnent les actes lâches de harcèlement, d’intimidation et d’assassinat des membres de l’opposition, qui caractérisent un régime aux abois, lequel, au lieu d’écouter la population qui crie justice, préfère la terroriser.

Les FDU-Inkingi rappellent aux autorités rwandaises que les assassinats de quelque nature que ce soit, n’ont jamais réussi nulle part à empêcher éternellement l’aspiration légitime d’un peuple à la liberté et l’auto-détermination. Plutôt que de persévérer dans ces égarements, les FDU-Inkingi, demandent au gouvernement du FPR de se ressaisir et d’opter pour l’ouverture de l’espace politique, qui seule, pourra garantir d’opérer une transformation démocratique sans nouvelle effusion de sang.

De même, nous demandons la sauvegarde et la libération immédiate de M. Alexis RUCUBANGANYA qui subit une détention arbitraire par la police du district de Remera.

Fait à Londres, le 09/05/2017

Justin Bahunga
Commissaire chargé des relations extérieures et porte-parole des FDU-Inkingi

Contact : infocomrelext@fdu-rwanda.com

lundi 24 avril 2017

RAPPEL ET PRÉCISION D'ADRESSE/ INVITATION: Commémoration à ORLÉANS (FRANCE) du 23e anniversaire de l'assassinat de GAKURAZO.



INVITATION

Commémoration à L'Eglise Saint Paterne, ORLÉANS (FRANCE) du 23e anniversaire de l'assassinat des
Évêques,prêtres, religieux et laïcs à Gakurazo (Rwanda)  

°° Du 03 au 04 juin 2017 °°

Mgr Vincent NSENGIYUMVA, Diocèse Kigali






Mgr Thaddée NSENGIYUMVA, Diocèse Kabgayi
Mgr Joseph RUZINDANA, Diocèse Byumba















Abbé JMV RWABILINDA, V. général Diocèse Kabgayi


PAR 





Il y a 23 ans, le 05/06/1994, ont été  assassinés à Gakurazo (au centre du Rwanda) 3 évêques, 10 prêtres et 1 religieux-frère avec deux jeunes dont un enfant de huit ans. A ce jour, aucune commémoration n'a jamais été organisée en leur mémoire au Rwanda.

A l’occasion du 23e  anniversaire de leur mort, l'association AMEVIGAR, et les amis des disparus  organisent une cérémonie de commémoration en leur honneur. 

Date: Du 03 au 04 juin 2017

Adresse:  Eglise Saint Paterne, 112 rue Bannier, 45 000 Orléans (France)


Vous êtes cordialement invités.


Programme:
  • Samedi 03/06/2017, de 18 H 00 à 19 h 00: Veillée de prière pour la paix, la réconciliation et l’amour au Rwanda, pays des mille problèmes.
  • Dimanche 04/06/2017 à 11 H 00: Célébration eucharistique en mémoire des Innocents de Gakurazo et d'autres victimes des tueries au Rwanda.
  • Après la messe: Moment de convivialité autour d'un pot d'amitié et de fraternité.

Contact:
Emmanuel Dukuzemungu, tél. : +33(0) 6 59 96 38 48 

lundi 10 avril 2017

RWANDA/ FDU-INKINGI/ Communiqué de presse


Images intégrées 1

Communiquéde presse


Le Comité directeur des FDU-Inkingi, parti politique d’opposition au régime du FPR en place au Rwanda, s’est réuni du 07 au 10 avril 2017 à Bruxelles en Belgique, pour faire le point sur la situation politique du pays et évaluer les voies et moyens d’accélérer le changement démocratique au Rwanda.

Le comité directeur salue le parcours réalisé par le parti FDU INKINGI depuis sa mise en place malgré les obstacles incessants lui imposés par le pouvoir dictatorial du FPR.

Le Comité directeur exprime sa solidarité avec les familles qui ont été éprouvées par le génocide contre les Tutsi.

Le comité directeur exprime sa solidarité avec les familles éprouvées par les actes génocidaires commis contre les Hutu.

Le Comité directeur n’épargnera aucun effort pour que ces actes soient formellement qualifiés par les instances habilitées.

Le Comité directeur dénonce les manœuvres dilatoires du régime du FPR, visant à torpiller le procès de la présidente des FDU-Inkingi, Mme Victoire Ingabire Umuhoza.

Il est étonnant de constater qu’un régime qui se pavane d’être le champion du panafricanisme et dont le président siège à la commission de l’Union Africaine, sabote les travaux d’une cour panafricaine, dont l’un des juges est membre du FPR au pouvoir.

Le Comité directeur rappelle qu’ il est irresponsable de gaspiller les maigres ressources en organisant des élections présidentielles sans enjeu puisque le résultat est connu d’avance.
Le Comité directeur constate avec regret une recrudescence de la répression à travers des assassinats politiques, des arrestations arbitraires, des actes de torture dans les centres de detention, des enlèvements et disparitions forcées.

Le comité directeur demande encore une fois au régime du FPR, de clarifier les circonstances de la disparition de Mme Illuminée Iragena, en précisant son lieu de détention ou en remettant sa dépouille à la famille si elle a été assassinée.

Le comité directeur condamne en outre les actes de torture infligés à M. Sylvain Sibomana, premier secrétaire général des FDU-Inkingi, à la prison de Gasabo et pendant son transfert vers la prison de Rubavu.

Le comité directeur déplore des incendies à répétions dans les prisons et dont le dernier à la prison de Gasabo, aurait fait, selon des sources dignes de foi, de nombreuses victimes.
Le comité directeur demande que toute la lumière soit faite sur ces incidents.

Le Comité directeur condamne la spoliation des terres des paysans qui les expose à une famine chronique.

Le Comité directeur s’engage à utiliser tous les moyens légitimes pour instaurer la démocratie et le respect des droits de l’homme au Rwanda.

Fait à Bruxelles, le 10 avril 2017

Dr Emmanuel Mwiseneza
Deuxième Secrétaire Général