jeudi 5 mars 2015

RWANDA/RDC: Les réfugiés hutu en RDC en danger


 Source: Ikaze Iwacu
OPÉRATIONS CONTRE LES FDLR: LES HUMANITAIRES DÉPLORENT LE DÉPLACEMENT DE LA POPULATION AU NORD ET AU SUD KIVU.

OPÉRATIONS CONTRE LES FDLR: LES HUMANITAIRES DÉPLORENT LE DÉPLACEMENT DE LA POPULATION AU NORD ET AU SUD KIVU.

5 mars 2015
La communauté humanitaire dit suivre avec attention les développements de la situation humanitaire à la suite de l’offensive lancée la semaine dernière contre les combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans les deux province du Nord et Sud-Kivu. Ainsi, appelle-t-elle les parties au conflit à poser nettement un distinguo entre les cibles militaires et les populations civiles. Les acteurs humanitaires gardent alors un œil vigilant sur toutes les possibles conséquences humanitaires pouvant découler des ces opérations militaires.

Le camp des refugiés hutu de Kirama au Nord Kivu bombardé hier. Il ne reste que du cendre
Le camp des refugiés hutu de Kirama au Nord Kivu bombardé hier. Il ne reste que du cendre

Hier au cours du point de presse hebdomadaire des Nations-Unies, le porte-parole militaire de la MONUSCO, le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse, dans son tour d’horizon de la situation militaire, a indiqué que le climat sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu comme du Sud-Kivu a été marqué la semaine dernière par la poursuite des opérations de neutralisation et l’activisme des rebelles FDLR lancées il y a peu par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Ainsi, les acteurs humanitaires décrient déjà que dans les hauts et moyens plateaux d’Uvira dans le Sud-Kivu et dans la périphérie du Parc national des Virunga dans le Nord-Kivu, les premières estimations humanitaires font état de plusieurs centaines de ménages déplacés, dont la grande majorité a été du type préventif. Ils affirment qu’au Sud-Kivu, les familles déplacées se seraient installées dans des écoles, églises et au sein de familles d’accueil. D’autant plus que, nombreuses écoles ont fermé leurs portes dans les zones des opérations.
Pour ce faire, la communauté humanitaire appelle donc les parties au conflit à poser nettement un distinguo entre les cibles militaires et les populations civiles. Elle dit suivre avec attention les développements de la situation humanitaire à la suite de cette offensive lancée la semaine dernière contre les combattants FDLR. Les acteurs humanitaires gardent ainsi un œil vigilant sur les conséquences humanitaires de ces opérations en cours au Nord et Sud-Kivu.

Il sied d’indiquer que l’activisme des éléments FDLR est signalé dans plusieurs territoires du Nord-Kivu. Notamment à Rusthuru, à Walikale où de nombreux civils ont fui vers la localité de Pinga, à Lubero, etc. « Les troupes de la force onusienne et celles de l’armée congolaise déployées dans les territoires affectés par l’activisme des rebelles FDLR, sont déterminées à mettre un terme aux activités négatives de ce groupe armé, par la conduite des patrouilles et opérations militaires appropriées », a affirmé le porte-parole militaire de la MONUSCO.

Des opérations conjointes contre les autres groupes armés

Par ailleurs, l’on rapporte que dans la province du Nord-Kivu, les forces congolaise et onusienne poursuivent également des opérations militaires (Sukola 1) contre les éléments résiduels de l’Alliance des forces démocratiques (ADF) dans le territoire de Beni. Lesquelles opérations visent à démanteler les derniers lieux de retranchement de ces rebelles ougandais qui ont longtemps semé la terreur dans cette partie de la République, mais aussi, à protéger les populations civiles.

Dans la province du Sud-Kivu, la situation sécuritaire est aussi caractérisée par la poursuite des opérations menées par les forces congolaise et onusienne dans le territoire d’Uvira, contre les rebelles du Front national de libération (FNL) dans le cadre de l’opération dénommée « Kamilisha Usalama 2 » (Renforcer la paix 2).

Au Katanga, poursuit le lieutenant-colonel Félix Basse, l’environnement sécuritaire demeure imprévisible suite aux conflits armés entre les ethnies Luba et Pygmée, particulièrement dans le territoire de Nyunzu. « La force de la Monusco et les troupes congolaises s’activent à maintenir l’environnement sécuritaire sous contrôle et conjuguent leurs efforts pour contenir l’activisme des belligérants sur les populations locales et mettre un terme à l’insécurité dans cette partie du pays », a-t-il déclaré.

En Province Orientale, les forces onusienne et congolaise engagées dans les opérations conjointes dénommées « Rudia II » (Retour II), « Chuma Ngumi » (Point d’acier) et « Bienvenue à la paix », continuent d’exercer une forte pression militaire sur les éléments résiduels de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), dans le but de mettre un terme à leurs exactions contre les populations civiles et de neutraliser également leur présence dans les districts de Haut et Bas-Uélé.

(Lepetit Baende)

RWANDA/ RDC: COALITION FARDC/RDF: LE CAMP DES REFUGIÉS HUTU DE KIRAMA ATTAQUÉ CE MATIN.


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"Il faut aussi signaler que les informations qui nous parviennent de Kigali indiquent que ce soir autour de 18:30, l’heure de Kigali, Paul Kagame a envoyé d’autres troupes vers la RDC. Ils ont quitté le camp Kanombe accompagnés des chars de combat et des camions militaires remplis de matériels de guerre. Il faut s’attendre à une guerre de grande envergure parce que le Hitler d’Afrique, Paul Kagame s’est décidé d’exterminer les réfugiés hutu en RDC."



4 mars 2015


Le camp de Kirama bombardé ce matin. Il ne reste que du cendre
Le camp de Kirama bombardé ce matin. Il ne reste que du cendre

Nous voulons d’abord informer Paul Kagame et Joseph Kabila que fermer IKAZE IWACU ne peut pas nous empêcher d’informer le monde entier sur les atrocités qu’ils commettent à l’est de la RDC, où les deux criminels cités ci-hauts ont planifié d’extérminer les hutus.

Le camp des réfugiés hutu de Kirama a été bombardé par les FARDC et RDF
Le camp des réfugiés hutu de Kirama a été bombardé par les FARDC et RDF

L’opération de bombarder le camp des réfugiés hutu de Kirama a été ordonnée et supervisée par le fameux criminel Bruno Mandevu, en collaboration avec les forces spéciales rwandaises infiltrées dans les FARDC, à travers un contract secret conclu entre Paul Kagame et Joseph Kabila. Comme ils le font souvent, ces deux criminels présidents utilisent le prétexte de traquer et de désarmer les FDLR, mais la réalité est qu’ils veulent tout simplement extérminer les réfugiés hutu qui sont en RDC pour éliminer définitivement les derniers témoins du génocide hutu qui s’est déroulé sur le sol congolais depuis 1996-jusqu’à nos jours.

Tout est brûlé dans le camp, les rescapés ont fui
Tout est brûlé dans le camp, les rescapés ont fui

Notre journaliste a eu le courage de se rendre sur place pour prendre les photos du camp complétement brûlé par les bombes, et ces photos ne trompent pas. Cette opération n’a rien n’avoir avec le désarmement des FDLR, mais extérminer les hutus. Selon les militaires FARDC qui ont parlé à IKAZE IWACU sous couvert d’anonymat, affirment que les criminels sous le commandement de Bruno Mandevu sont entrain d’utiliser les bombes du mortier 120 mm et MIAA 12.7 mm et les canons bi-tubes anti-aériens de 20 mm de calibre pour brûler les camps.

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Normalement une bombe du mortier 120 mm de calibre pèse 21 kg, et une fois tirée en l’air, elle arrive au sol avec un poids de 600 kg. Cela signifie que rien ne reste là où cette bombe est tombée, comme vous le voyez sur ces photos. Nous alertons encore une fois le monde entier à agir vite pour arrêter ces criminels qui se sont faits des rois de la région des grands lacs africains. 

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Il faut aussi signaler que les informations qui nous parviennent de Kigali indiquent que ce soir autour de 18:30, l’heure de Kigali, Paul Kagame a envoyé d’autres troupes vers la RDC. Ils ont quitté le camp Kanombe accompagnés des chars de combat et des camions militaires remplis de matériels de guerre. Il faut s’attendre à une guerre de grande envergure parce que le Hitler d’Afrique, Paul Kagame s’est décidé d’extérminer les réfugiés hutu en RDC.

Uwimana Joseph
Ikazeiwacu.fr

mardi 3 mars 2015

RWANDA : LE PRESIDENT PAUL KAGAME RECONNAIT AMEREMENT L’ECHEC DE SA POLITIQUE



http://www.fdu-rwanda.com/fr/rwanda-le-president-paul-kagame-reconnait-amerement-lechec-de-sa-politique/#more-4344

COMMUNIQUE DE PRESSE

Dans son discours lors de la retraite des responsables de son régime, baptisée« OPENS NATIONAL LEADERSHIP RETREAT -GABIRO », le président Kagame a exprimé clairement son amertume à propos de l’incompétence de ses ministres. Il n’a pas hésité à dénoncer la corruption généralisée. Il a interpellé ses ministres, leur reprochant d’être des incompétents qui lui donnent souvent des statistiques falsifiées. Pourtant, ce sont souvent ces statistiques truquées qui sont reprises par les lobbies et les sponsors du régime de Kigali, pour justifier leurs appuis à ce régime autoritaire. 

Le président Kagame devrait aller plus loin et reconnaitre que l’échec de ses ministres est son propre échec. Il doit tirer les conséquences qui en découlent, notamment en évitant de manipuler la Constitution pour briguer un nouveau mandat en 2017. Il doit accepter l’ouverture politique pour que d’autres partis proposent leur alternative au peuple rwandais. Afin de donner au peuple rwandais le libre choix du système de gouvernement et des leaders, il devrait logiquement accepter l’ouverture politique. Il doit libérer tous les prisonniers politiques et d’opinion, car le problème fondamental ne réside pas forcément au niveau de ses ministres, mais du système FPR en soi, qu’il a mis en place.

L’impunité générale, la corruption, le musellement des partis politiques, l’absence de liberté d’opinion et de participation de la population au processus de décision et le népotisme persisteront, tant qu’il n’y aura aucun changement dans la gouvernance du pays.

Les FDU-Inkingi constatent aussi que l’économie profite à une infime minorité urbaine. L’affairisme commercial spéculatif, au développement singulier constaté dans la capitale Kigali présenté comme la vitrine du dynamisme économique du pays , cache en fin de compte une profonde misère du monde rural et périurbain. 

Les FDU-INKINGI fondent plutôt leur politique sur les possibilités qu’a chaque Rwandais d’inventer un avenir résolument nouveau, abolissant les clivages et les exclusions qui minent la société rwandaise et empêchent l’avènement d’un Etat de droit. Notre parti est prêt à apporter un changement politique en profondeur afin d’asseoir des institutions politiques rassurantes pour tout un chacun. Cela passe par l’abolition du système politique en vigueur, caractérisé par le totalitarisme, l’exclusion et l’affairisme.

Les FDU-Inkingi veulent promouvoir, en chaque Rwandaise et en chaque Rwandais, une personne responsable de son destin individuel et solidaire de l’avenir de l’ensemble de ses compatriotes.
Fait à Bruxelles le 3 Mars 2015.

Charles Ndereyehe
Commissaire chargé de l’Information aux FDU-Inkingi.

lundi 2 mars 2015

RWANDA –LIBYE - SYRIE : les bons et les mauvais dictateurs

Rfi.fr


Source: MEDIAPART
RWANDA –LIBYE - SYRIE : les bons et les mauvais dictateurs
ou    les gugusses, le petit juge et les mallettes

Un tweet  émanant de la présidence rwandaise nous apprend que le jour même où il a traité de "gugusses" des parlementaires français qui n'avaient fait en Syrie que leur devoir,  courageusement de surcroît,  le président Sarkozy est allé faire sa cour au plus grand criminel de guerre encore au pouvoir , le rwandais qui a infiniment plus de sang sur les mains que Bachar El Assad.

Cette anecdote qui prêterait à sourire s’il n’y avait des fleuves de sang en arrière-plan, est révélatrice de la conception « deux poids deux mesures » de la diplomatie française. Suivie sans sourciller par une certaine presse aux ordres -  comme je l’ai montré dans un précédent billet - elle engendre des pressions insupportables sur la justice de notre pays.

Le juge Marc TREVIDIC, vice-président du pôle anti-terrorisme au TGI de Paris, s’est fréquemment exprimé sur le sujet. Parmi ses nombreux ouvrages dont il assure régulièrement la promotion dans les média,  figure « Qui a peur du méchant petit juge ?[1]». Il ressort de ces nombreuses interventions, que le président Sarkozy n’a eu de cesse de vouloir mettre la justice aux ordres de l’exécutif :
  • En voulant supprimer la fonction de juge d’Instruction : https://www.youtube.com/watch?v=Aj7Gkra2Awc ;
  • En mettant en cause à de nombreuses reprises les magistrats dont les décisions ne lui convenaient pas : https://www.youtube.com/watch?v=gM14k3PmEbA;
  • En intervenant directement sur certains dossiers dont ceux du Juge Trevidic qui, invité d'iTELE en oct. 2014 avouait « Je travaille  avec davantage de sérénité depuis 2012 » : https://www.youtube.com/watch?v=RK_wC_18a4k

    Seul ce dernier point est à mettre en relation avec les hommages que le président Sarkozy est allé présenter à celui dont tout le monde aujourd’hui s’accorde à dire  - on reverra à ce sujet les émissions les plus récentes : https://vimeo.com/107867605 et http://www.rfi.fr/emission/20150228-portrait-juvenal-habyarimana-13-1416/  -  qu’il a assassiné son prédécesseur, crime que précisément est chargé d’instruire le juge Marc TREVIDIC.

    Sous l’influence du ministre des affaires étranges, Bernard Kouchner , le président Sarkozy et ses conseillers ont mené une campagne constante pour innocenter Paul Kagame de ce crime. A ce sujet, on relira avec intérêt « Le Monde selon K [2]» où Pierre Péan démonte la machinerie mise en place. Ce livre  a rendu furieux les pro-Kagame au point que Saint-Exupéry a cru bon de rééditer un ouvrage sans audience en y ajoutant une préface consacrée à la défense du personnage. Cette campagne a connu quelques moments forts, parfois à la limité du sérieux, organisés en coopération entre l’Elysée et Kigali. Parmi ceux-ci la pseudo reddition en Allemagne de Rose Kabuye, élégamment désignée par ses complices pour servir de chèvre au méchants enquêteurs français  et dont la soi-disant arrestation a permis à Kigali d’avoir accès au dossier d’instruction. La comédie de l’expertise sur place en a découlé, encore que…. en partie sur place seulement puisque l’expert acousticien - désigné après coup et en désespoir de cause car les balisticiens ne parvenaient à rien - a œuvré à La Ferté Saint Aubin dans le Loiret sur un terrain plat comme le dos de la main, très éloigné du relief du pays de mille Collines. Et non seulement cet expert a expertisé sur un terrain totalement différent mais il n’a même pas eu à sa disposition un missile du même type que celui qui a été utilisé lors du crime. Et cerise sur le gâteau,  cet acousticien s’est de plus trompé dans les distances  séparant les points de tir supposés des missiles des maisons où se tenaient les témoins….. Peu importe, dès lors que ce rapport d’expertise a été transmis à Kigali avant que les parties civiles en aient pris connaissance, ce qui devrait logiquement intéresser la Cour de Cassation, les avocats de Kigali ont pu déployer leur science de la communication auprès de media qui, le président Sarkozy aidant, leur étaient tout acquis. Ce rapport d’expert acousticien est devenu pour la presse le « Rapport Trévidic » auquel on a fait dire tout ce qu’il n’a jamais dit[3]. Mais il y a fort à parier qu’il restera dans les annales de l’Ecole Nationale de la Magistrature comme un exemple à ne pas suivre et comme l’archétype des dérives observées dans les affaires politiquement marquées sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

    L’engagement du président  Sarkozy aux côtés de Paul Kagame qui l’a amené à aller chercher l’Aman à Kigali aurait pu n’être plus qu’une péripétie après 2017, péripétie désagréable mais ancienne entre deux ex, deux has been. Mais le candidat déclaré à la Présidence de la République française a éprouvé le besoin d’échanger avec celui qui cherche à se faire proroger à la Présidence de la République rwandaise  malgré une constitution lui interdisant de faire un troisième mandat. Que se sont-ils dit ? Que se sont-ils mutuellement promis ?

    On ne peut que penser à Kadhafi, jadis dictateur fréquentable autorisé à planter la tente sur les Champs Elysées par celui là-même qui, ayant changé d’avis allez-savoir pourquoi, facilitera quelques mois plus tard son assassinat dans des conditions épouvantables.

    Pour combien de temps encore Kagame sera –t-il un dictateur fréquentable ? Protégé par l’ONU depuis 1990, conseillé par Tony BLAIR qui va avoir des comptes à rendre à son pays[4], il voit néanmoins les rapport Mapping s’empiler. L’impunité que lui a assurée madame Louise Arbour devant le TPIR ne saurait durer encore très longtemps.

    Au-delà du cas Kagame, on aimerait comprendre ce qui motive nos dirigeants dans leur choix des dictateurs fréquentables ou non fréquentables ? Et on craint que Pierre Péan soit amené à écrire une suite à « La République des Mallettes[5] ».


[1] Auteur(s) : Marc Trévidic  : « Qui a peur du petit méchant juge ? » - Editions : JC Lattès : 10/2014  -
[2] Le Monde selon K. , Fayard, 4 février 2009 , 19 euros, 336 pages.
[3] Lire à ce sujet l’excellente intervention de Claudine Vidal : http://fr.calameo.com/read/001227473e96d4d1dc8ef
[4] Lire à ce sujet : http://rt.com/uk/227819-tony-blair-rwanda-kagame
 [5]La République des mallettes - Pierre Péanchez Fayard  -  Paru en 09/2011
L'auteur de ce billet a décidé d'en fermer les commentaires

dimanche 1 mars 2015

RWANDA: Prix Victoire Ingabire Umuhoza Edition 2015 décerné à Madame Judi Rever


Photo

http://www.rifdp-iwndp.org/prix-victoire-ingabire-umuhoza-pour-la-democratie-et-la-paix-edition-2015/

Prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et la Paix – Edition 2015

Pour la quatrième fois, le RifDP vient de décerner publiquement le Prix Victoire Ingabire Umuhoza  pour la Démocratie et la Paix  – 2015.
RIFDP - Remise du Prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et la Paix
RIFDP – Remise du Prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et la Paix

Ce samedi 28 février 2015, au cours d’une soirée en la présence de plusieurs personnalités importantes de la communauté rwandaise de Belgique, des pays limitrophes et d’autres pays aussi lointains, le Réseau international des Femmes pour la Démocratie et la Paix a décerné, pour la quatrième fois consécutive, le Prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et la Paix à l’occasion de la journée internationale de la Femme.

Pour rappel, ce Prix, attribué chaque année à l’occasion de la Journée internationale de la Femme, récompense toute personnalité, physique ou morale, qui s’est distinguée dans la promotion de la démocratie, de la paix, du leadership féminin et dans la défense des droits élémentaires, spécialement dans la Région des Grands Lacs africains.

Le prix a été décerné à :

Judi Rever

photo Judi - fev 2015
Madame Judi Rever

Madame Judi Rever est une journaliste freelance de nationalité canadienne, particulièrement sensible à la problématique des droits de la personne humaine et au sort des réfugiés en général et plus spécifiquement ceux originaires d’Afrique.

C’est ainsi que des 1997, elle témoigne de la réalité quotidienne des réfugiés rwandais se trouvant en République Démocratique du Congo dans la région de Goma. Ensuite ce sera Kisangani et l’enfer de la forêt équatoriale avec comme point de chute Mbandaka. Elle connaitra aussi des conditions de travail très difficile dans les camps de transit au Rwanda.

Son expérience avec les réfugiés ne se limite pas à cette sous-région de l’Afrique, puisqu’elle a également témoigne de leurs conditions de vie en Sierra Leone, en Guinée, au Liberia ainsi qu’en Palestine.

À qui est décerné ce prix ?

Ce prix est décerné à toute personne physique ou morale, s’étant distinguée par son travail, de manière pacifique, dans le domaine de la promotion de la démocratie, de la paix, de la liberté d’expression, du respect des droits de la personne et qui a contribué de manière significative à instaurer le rapprochement des peuples par le dialogue, le respect de la personne humaine, de la justice sociale dans le but d’améliorer la qualité de vie de la population de la région des grands lacs africains.

Lauréats

Edition 2014

Laureat Pere SampolLe Prix a été attribué à Ms Ann Garrison et M. Pere Sampol i Mas.

Edition 2013

Laureat_Luc_MarchalLe Prix a été attribué à Colonel Luc Marchal et M. Sylvestre Bwira.

Edition 2012

Laureat_De Beule-SyoenLe Prix a été attribué à Déo Mushayidi et le couple De Beule-Syoen.
Ce Prix est toujours décerné publiquement à l’occasion de la journée internationale de la femme que le RIFDP célébre chaque année.

Historique

Ce prix a été créé par le Réseau International des Femmes pour la Démocratie et la Paix le 12 mars 2011, en hommage à Madame Victoire Ingabire Umuhoza. Ce prix incarne le courage, le leadership de Victoire Ingabire Umuhoza dans sa démarche pacifique et démocratique de résolution de conflits.
 
Femme d’un courage exceptionnel, impliquée dans un processus de résolution du conflit qui afflige le peuple rwandais depuis 1994, Victoire Ingabire Umuhoza se démarque par son leadership, son esprit d’abnégation qui dépasse les intérêts de son noyau familial et de son appartenance ethnique et régionale. Elle a pris sur ses épaules le destin de tout un peuple et de toute une nation en décidant d’affronter l’oppression qui règne dans son pays d’origine, dans l’espoir d’offrir au peuple rwandais une alternative de gouvernance démocratique et de paix durable.

Elle est emprisonnée au Rwanda depuis le 14 octobre 2010 pour avoir osé exprimer des opinions différentes de celles du pouvoir en place.

PARIS: Communique de presse/ Manitestation du 27 02 15




COMMUNIQUE DE PRESSE




Ce vendredi, 27 février 2015, les Associations et organisations de la Communauté rwandaise ont fait une manifestation à Paris pour PROTESTER contre l’invitation et la venue à l’UNESCO du dictateur-président de l’acabit de Paul Kagame, accusé des pires crimes contre l’humanité, au Rwanda et en République Démocratique du Congo (RDC).  

Il sied de rappeler que le président Paul Kagame est l'homme qui a  pris le pouvoir par les armes après une guerre atroce qui a conduit au génocide rwandais qui a coûté la vie à 1 million de personnes. C’est encore lui qui a déclenché les guerres à répétition en RDC ayant causé la mort de plus de 5 millions de personnes. Il y contrôle l’exploitation des minerais du sang dont le coltan utilisé dans les nouvelles technologies. Cet homme viole gravement les droits de l’homme par les persécutions,  les assassinats et la torture, les disparitions et exécutions extrajudiciaires d'opposants réels ou supposés, les arrestations et détentions arbitraires des opposants politiques, l’entrave à la liberté d’expression à travers l’emprisonnement des journalistes, des activistes des droits de l'Homme et des membres de leurs familles. 

De ce fait, la société civile, les organisations non gouvernementales, les partis politiques et les médias de la communauté rwandaise trouvent ultime que l’UNESCO ainsi que toutes les organisations du système des Nations Unies et toute la Communauté Internationale devraient  CESSER de dérouler le tapis rouge au dictateur Paul Kagame, aux membres de son gouvernement et aux hauts officiers de son armée. Les manifestants tiennent à :

  • ALERTER l’opinion française et internationale sur les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les actes de génocide commis par le FPR au Rwanda et en RDC ;
  • DÉNONCER les crimes graves en cours au Rwanda et les immixtions politiques dans les procédures judiciaires engagées par le juge d’instruction français contre Kagame et ses proches collaborateurs dans l’affaire de l’attentat terroriste contre l’avion présidentiel du 6 avril 1994 ;
  • DEMANDER que la France, pays des droits de l’homme et membre du Conseil de sécurité de l’ONU, apporte tout son appui politique et diplomatique au Rapport Mapping publié le 1er octobre 2010 par le Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, lequel rapport accuse les troupes du général Kagame de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et d’actes de génocide en RDC de 1993 à 2003 et préconise la création d’un Tribunal international ad hoc chargé de poursuivre et de juger les criminels mis en cause par ce rapport ;
  • EXIGER l’arrêt des harcèlements et assassinats d’opposants politiques réels ou supposés et la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques ;
  • EXIGER la fin de la persécution (y compris arrestations et détentions arbitraires, torture, disparitions et exécutions extrajudiciaires) d'opposants au gouvernement, de journalistes, d'activistes de droits de l'Homme et des membres de leur familles ;
  • EXIGER l’expulsion immédiate des escadrons de la mort dits INTORE envoyés par Paul Kagame afin de traquer ses opposants dans l’Hexagone et dans les autres pays de l’Union européenne ;
  • EXIGER l’ouverture du dialogue politique entre le gouvernement rwandais et son opposition y compris les FDLR en vue de résoudre définitivement le problème rwandais.


Fait à Paris le 27 février 2015.

Pour le Comité d’organisation,

Le Président du COVIGLA,
Augustin SEBAHAKWA.
 

Contacts: Augustin Sebahakwa: +33615731510                                       Déo Misago:  +33620832528
COVIGLA - Collectif des victimes des crimes de masses commis dans les pays des Grands Lacs africains