lundi 29 juin 2015

RWANDA/ LES FDU-INKINGI APPELLENT LE PEUPLE RWANDAIS A S’OPPOSER AU COUP D’ETAT CONSTITUTIONNEL EN PREPARATION PAR LE FPR

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COMMUNIQUE DE PRESSE

                                                                                                                                                 
Le Comité directeur s’est réuni en conclave du 27 au 28 Juin 2015 pour se pencher sur le plan d’action du parti jusqu’en 2017.
Les FDU-Inkingi s’opposeront de toutes leurs forces au coup d’État constitutionnel en  cours de préparation par le FPR, pour mettre en œuvre la 5ieme manipulation de la constitution rwandaise déjà taillée sur mesure, en vue de permettre le Président Paul Kagame à briguer un 3ieme mandat présidentiel.

Les FDU-Inkingi  ne peuvent participer au simulacre d’élections déjà gagnées en avance par le FPR qui a tout fait pour éliminer ou emprisonner tous les opposants politiques, dont la Présidente du Parti Mme Victoire Ingabire Umuhoza. Tous les prisonniers politiques et leaders d’opinion doivent être libérés sans condition comme un des préalables avant toute organisation des élections.


Le Comité directeur des FDU-INKINGI se félicite des avancées positives réalisées par la plateforme AMAHORO -  FDU INKINGI -  RNC. La plateforme doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour consolider l’opposition démocratique rwandaise en vue d’offrir aux rwandais et à nos partenaires une alternative crédible au pouvoir dictatorial du FPR.

Le Comité directeur remercie le peuple rwandais et les amis du Rwanda qui se mobilisent pour continuer à s’opposer au pouvoir dictatorial du FPR. Le Comité directeur appelle ses membres à intensifier ses efforts  pour que le peuple rwandais soit rapidement restauré dans sa souveraineté.

                                                        Fait à Bruxelles , le 28 juin 2015                 

Justin Bahunga
Commissaire chargé des Relations extérieures aux FDU-Inkingi  et Porte-parole des FDU-Inkingi.

dimanche 28 juin 2015

BILAN 2015: Commémoration à ORLÉANS (France) du 21ème anniversaire de l'assassinat par le FPR des Évêques, prêtres, religieux et laïcs à Gakurazo (Rwanda)



Comme prévue, la commémoration du 21ème anniversaire de l'assassinat par le FPR des 15 innocents de Gakurazo a eu lieu à Orléans (France) dans l’Église Saint Paterne, en dates du 20 et du 21 juin 2015.


Lors de la veillée de prière du samedi 20 juin à 18 h 30, les participants ont prié pour le Rwanda. Ils ont offert à Dieu tous les cœurs blessés par les drames survenus dans ce pays depuis la guerre de 1990 jusqu'à aujourd'hui et ont demandé pour ce pays l'avènement de la paix, de l'amour et de la réconciliation durables.

Photo Les cérémonies de dimanche 21 juin ont été ouvertes à 11 h 00 par une célébration eucharistique dans laquelle la communauté paroissiale et les amis des disparus s'étaient unies pour la prière. Lors de son allocution, avant la fin de la messe, Emmanuel Dukuzemungu a souligné deux aspects:


 Le premier concernait le passé d'Emmanuel avec l’Église paternoise. Après un remerciement mérité à la communauté paroissiale et à son responsable pour leur accueil, le locuteur a bien voulu révéler son attachement particulier pour cette Église qui, il y a 20 ans, a été pour lui un lieu d'apaisement et de paix. Il a évoqué la belle expérience vécue lorsqu'il y est  entré pour la première fois, en janvier 1995. "Je dirais qu'ici, ça a été mon premier contact avec la France. Lorsque, souvent le soir,  j'entrais dans cette Église immense, imposante et majestueuse, avec de beaux vitraux où je voyais la main priante de l'homme qui, en relation avec son Créateur, les a posés en guise d'action de grâce, j'éprouvais une sensation de paix. Moi qui venais de quitter l'enfer du Rwanda, je me sentais en paix et en sécurité, guéri de tous les cauchemars de guerre qui, auparavant, me hantaient chaque nuit. J'éprouvais, en même temps, cette joie et ce bonheur que ne connaissent que ceux qui ont la chance de vivre  dans un pays en  paix.."  L'intervenant a, ensuite, souligné que cette joie de vivre dans un pays en paix lui rappelait combien la paix "est un bien contenu dans un vase fragile qu'il faut toujours garder précieusement". Malheureusement, a-t-il ajouté, "le Rwanda, à cause de l'inconscience de certains de ses enfants, a brisé le vase"
 

Le deuxième aspect visait la commémoration.   L'unique rescapé des massacres de Gakurazo a confié qu'il y voyait à la fois un signe de reconnaissance et un vœu. Il a donc expliqué que cet événement tenait à cœur les Rwandais pour, au moins, deux raisons:

  • "La plupart des 15 victimes massacrées à Gakurazo sont mortes en témoin de l'amour et de la fraternité. L'hommage que nous leur rendons aujourd'hui est un signe de reconnaissance.  Geste  de reconnaissance parce que, fidèles à leur Maître, le  Prince de la Paix, elles sont mortes  sur le champ de bataille de l'amour. Elles sont allées, malgré les embuches, au bout de leur mission et convictions: celles de dire au Rwandais qu'il faut savoir vite choisir son camp.  Nous n'oublierons jamais ce moment sombre où  il a fallu que chacun choisisse son camp: celui de la justice et de l'amour qui invite chacun à être attentif aux cris des sans voix et des faibles, et l'autre qui s'invite facilement dans les cœurs en les poussant au déni de la souffrance d'autrui" 
  • "Cette  commémoration  est aussi un vœu pour le Rwanda, pour tous les Rwandais. Puisqu'il n'y a pas deux voies: Soit les Rwandais, à travers leurs dirigeants surtout,  acceptent de faire de la vérité et de la justice leur appui et le peuple aura une paix définitive et durable. Soit ils continuent de vivre dans le déni qui les empêche de voir la réalité. Cette réalité est qu'une partie du peuple souffre d'injustices de toutes sortes  et que cette souffrance est ignorée et banalisée par ceux-là même qui ont le pouvoir et le devoir d'être visionnaires et préparer une ère nouvelle pour le Rwanda. Mais Il n'est pas trop tard pour voir et agir".

Au cours du débat qui a suivi la célébration eucharistique, les participants ont pu suivre, à leur demande, le témoignage de l'unique survivant des massacres de Gakurazo. Ce témoignage fut suivi par la  présentation de la toute naissante association, AMEVIGAR (Association en Mémoire des Évêques et autres Victimes assassinés à Gakurazo au Rwanda) et de son Conseil d'Administration (CA). Emmanuel Dukuzemungu, président de l’association, a précisé que le but de l’association AMEVIGAR est d’aider le peuple rwandais à "entrevoir et aller vers une lueur de la paix définitive, par la vérité, la justice, la fraternité et la réconciliation". Pour atteindre ces objectifs, le concours et le soutien de tous, Rwandais et amis,  ont été souhaités. Il a voulu que chacun, comme il le peut et le sent, apporte sa pierre pour une ère nouvelle pour le peuple rwandais. Après un débat constructif et sincère, le président a clôturé la journée. 


Pour plus d'informations concernant l’adhésion ou le soutien, s'adresser au président.



Un participant, ce 27/06/2015.



samedi 27 juin 2015

RWANDA : justifier l’injustifiable par l’injustifiable ?


25 juin 2015 | Par Michel ROBARDEY - Mediapart.fr
 
Quelles que soient les suites qui lui seront données, que l’individu soit remis ou non à la justice espagnole, l’interpellation de Karenzi Karake à Heathrow samedi dernier ramène en pleine lumière la question qui sous-tend depuis vingt-cinq ans tous les débats, publics ou privés, judiciaires ou médiatiques, sincères ou biaisés, traitant du drame rwandais.
 
La sous-région des Grands Lacs écrit son histoire en lettres de sang : chefs d’état burundais et rwandais assassinés, alternance de massacres de masse des hutu au Burundi et des tutsi au Rwanda, cadavres charroyés en nombre par la Nyabarango, etc. Si chaque massacre se présente comme une réponse au massacre précédent, on chercherait en vain le premier d’entre eux. On se réfère trop souvent à la révolution rwandaise de 59-60 puisqu’elle a chassé les tutsi du pouvoir, alors que d’autres justifient cette marche libératrice par les excès du pouvoir tutsi et évoquent, entre autres, les trophées génitaux sanglants arrachés aux cadavres encore chauds des roitelets hutu pour décorer le tambour royal du mwami tutsi.
 
Chaque période de tension survenant dans l’un ou l’autre de ces deux pays soulève les pires inquiétudes et amène inévitablement l’exode de celui qui, à son tour, craint d’être « génocidé ». Cela n’avait pas échappé aux militaires français de la Mission d’Assistance Militaire auprès de la république Rwandaise qui ont écrit dès les premiers jours d’octobre 1990 que le conflit récemment ouvert à la frontière ougando-rwandaise risquait d’entraîner « selon toute vraisemblance l’élimination physique à l’intérieur du pays des Tutsis, 500 000 à 700 000 personnes, par les Hutus, 7 millions d’individus... ”».
 
De fait, cette guerre de quatre années (1 octobre 1990- 4 juillet 1994) a connu une succession de massacres commis en alternance par les uns et par les autres. Après les prémices des Bigogwe et de Kibilira, des tutsi ont été massacrés dans le Bugesera au printemps 1992 ; les hutu de Byumba ont connu le même sort à l’été qui a suivi, puis ceux de Ruhengeri n’ont pu trouver leur salut que dans la fuite en  février 1993[1]. Et en 1994, les uns ont massacré les autres : les chiffres avancés et généralement retenus sans aucune preuve de 800 000 victimes disent à eux seuls que tutsi et hutu se sont rejoints dans la mort sinon dans la fuite.
 
La lecture manichéenne de ce conflit a été imposée dès 1993  comme une vérité première par des ONG prétendant veiller sur les droits de l’homme[2]. Elle a été largement reprise après 1994 par le clan des vainqueurs et, hélas, trois fois hélas, sacralisé par le TPIR[3]. Si le but initial des ONG de 1993 avait été de diaboliser le « régime Habyarimana » et de faciliter l’arrivée au pouvoir du FPR, leur démarche s’est infléchie dès l’automne 1994, après la rédaction du rapport Gersony[4], vers la préservation de l’impunité du FPR et de Kagame, indispensable à leur maintien au pouvoir. Dès lors, le dossier rwandais a été défini par un ensemble d’équations, toutes erronées et comportant par ailleurs beaucoup d’inconnues :
1°) Tutsi = victime innocente
2°) hutu = génocidaire
3°) FPR = tutsi
 
Partant, la chasse au hutu a été ouverte en tous lieux et en tous temps, avec un a priori définitif de culpabilité atavique quel que soit l’âge, le sexe ou l’aptitude physique de l’individu considéré. Les condamnations de hutu prononcées par les Gaçaças, au nombre revendiqué par Kigali de 1 200 000, expriment assez clairement que tout hutu à peu près adulte en 1994 et survivant après la « pacification » du pays par Kagame devait être condamné. Devant les justices occidentales, on a vu proliférer une kyrielle d’accusations portées contre les hutu exilés par une association co-présidée par un membre de l’Akazu de Kagame, apparentée aux plus hauts dignitaires du régime FPR, et à autant de procès, tenus sans preuve matérielle aucune et parfois sans victime ni ayant droit mais à grands renforts de témoins missionnés par le gouvernement de Kigali. Ceux-ci ont été salués de manière par trop ostentatoire pour le « courage » dont ils faisaient preuve en témoignant, afin probablement de mieux occulter les contraintes auxquelles eux–mêmes et leur famille avaient été soumis par leur commanditaire. Passons sur le TPIR et le marchandage odieux  employé par cette justice anglo-saxonne pour obtenir les « aveux » d’un ancien premier ministre.
 
Dans le même temps, et symétriquement, tout tutsi a été considéré comme définitivement innocent et victime, quels que soient les crimes qu’il avait pu commettre. On a assisté à la forfaiture du procureur près le TPIR Louise ARBOUR, contrainte de faire disparaître l’attentat du 6 avril 1994 de la compétence du tribunal pour mieux ignorer la culpabilité de Kagame dans ce crime déclencheur du génocide.
 
Et, en France particulièrement, afin de mieux occulter les massacres de hutu, ont été taxés de « révisionnistes » tous ceux qui osaient évoquer ces crimes. On brandissait alors l’argument particulièrement pervers consistant à affirme que « bien évidemment[5] » on parlait des massacres de hutu pour mieux minorer la dimension du génocide des tutsi. Il ne venait alors à personne l’idée qu’on pouvait aussi exagérer les dimensions du génocide des tutsi pour mieux occulter celui des hutu[6].
 
Nous en étions là en 2015 lorsque la BBC a publié le  documentaire Rwanda’s Untold Story que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer[7]. La réponse excessive de Kigali a cette émission a été celle du criminel qui, soudainement découvert, réagit d’autant plus mal qu’il croyait son impunité définitivement assurée. Il est vrai qu’il avait payé assez cher pour cela en « contrats de communication».
 
Ces manières de Kagame qui de son propre aveu confond démocratie et kalachnikov avaient amené un avocat espagnol à prendre la parole. Maître Jordi Palou-Loverdos interviewé dans le numéro 65  -mai 2015 - d’Afrique Réelle[8] indiquait : « Je suis avocat de victimes espagnoles et rwandaises ….. je retrouve et partage certains témoignages contenus dans le documentaire de la BBC….aspects peu connus du grand public, allant au-delà des versions officielles, partielles et intéressées portées par les vainqueurs des guerres en Afrique centrale et ceux qui les soutiennent. …..
Les tribunaux espagnols ont reçu de nombreuses preuves testimoniales, documentaires et autres concernant des crimes soupçonnés commis par l’APR/FPR au Rwanda et en République démocratique du Congo entre 1990 et 2000… trois grandes catégories de crimes étroitement liés :
a) Les crimes dont ont été victimes neuf ressortissants espagnols, neuf missionnaires et coopérants … qui furent, dans tous les cas, des témoins gênants des massacres perpétrés contre les Hutu dans ces deux pays.
b) Les crimes commis contre des Rwandais et des Congolais … contre divers dirigeants ou des attaques massives et systématiques lancées contre plusieurs centaines de milliers de civils.
c) Enfin, les crimes de guerre dont le pillage … systématique des ressources naturelles, en particulier des minerais précieux et stratégiques.
L’enquête a mis en évidence que des crimes à grande échelle ont été commis en Afrique centrale avant, pendant et après[9] les massacres de la population tutsi perpétrés entre avril et juillet 1994…:
- Le 1er octobre 1990, six bataillons et 2 400 hommes de l’APR/FPR - avec l’appui militaire, logistique et politique de l’Ouganda - ont envahi le nord du Rwanda, faisant d’innombrables victimes parmi la population civile hutu.
- De 1991 à 1993, l’APR/FPR a conduit de nombreuses attaques ouvertes et sélectives contre la population civile … en créant des escadrons de la mort spécifiques, comme le Network Commando.…….
- Cette même année 1994 - outre les faits indiqués plus haut -, et également en 1995, l’APR et le DMI se sont livrés à de nombreuses attaques massives et sélectives contre les populations civiles, majoritairement hutu, Paul Kagame ayant explicitement ordonné de procéder à leur élimination (en utilisant le terme « screening ») ; il a été procédé à des enterrements collectifs dans des fosses communes et à des incinérations massives de corps dans le parc de l’Akagera ou à Nyungwe.
- Au cours des années 1996 et 1997, l’APR/FPR a lancé des attaques systématiques contre des camps de réfugiés hutu implantés dans l’est de l’ex-Zaïre, éliminant des centaines de milliers de Rwandais et de Congolais.
- En parallèle, l’APR/FPR a orchestré le pillage de ressources minérales comme les diamants, le coltan ou l’or, entre autres …Aujourd’hui encore, des massacres et pillages sont perpétrés dans l’est de la République démocratique du Congo.».
 
Ainsi, même si, en octobre 2014, le juge a, comme certains l’indiquent aujourd’hui,  revu son dossier conformément à la nouvelle loi espagnole sur la compétence universelle et a lancé de nouveaux mandats d'arrêts[10] abandonnant les chefs d'accusation de "génocide", "crimes, de guerre ou crimes contre l'humanité" pour ne retenir que le crime de "terrorisme" dont ont été victimes 9 citoyens espagnols[11] assassinés au Rwanda, il est évident que le génocide des hutu restera en toile de fond de la procédure puisque ces espagnols auraient été assassinés pour être devenus des témoins gênants après avoir assisté aux massacres de masse perpétrés par le FPR sur la population hutu.
 
Les victimes hutu reviennent donc à la surface du génocide rwandais de 1994 et plus personne ne pourra le remettre sérieusement en question. Et, si le sujet s’y prêtait, il serait distrayant de voir la FIDH  affirmer aujourd'hui: "De fait, cette arrestation est importante car elle s’attaque à un tabou : la part prise par le FPR dans les violences au Rwanda et en RD-Congo. « Ce sujet est très rarement abordé, constate Florent Geel de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), pourtant Paul Kagame et ses proches ont aussi commis des exactions à grande échelle, pour lesquelles ils n’ont jamais été jugés. …… »[12]
 
Ce sujet est très rarement abordé, disent-ils ? On peut se demander pourquoi toutes ces ONG , dont c'était non seulement la vocation mais aussi la raison d’être, ne l'ont pas abordé en 1993 alors qu’il était encore temps  d’ éviter le pire. Avec toute l’opposition intérieure rwandaise, ils ont préféré faire alliance avec le diable et cosigner le rapport par trop partial cité plus haut sur les « Violations massives et systématiques  des droits de l’homme  depuis le 1° octobre 1993 - Commission internationale d’enquête 7-21 janvier 1993 » ! En focalisant sur les crimes réels ou supposés commis par ses adversaires, ils ont -  quelques mois seulement avant le génocide rwandais annoncé  -  justifié et occulté les massacres et assassinats passés, présents et à venir commis sur ordre de Kagame.
 
 

[1] Un million de réfugiés venus du Nord se sont alors entassés aux portes de Kigali, dans le terrible camp de Nyaconga. Ils représentaient alors 15% de la population totale du pays…et personne n’a jamais affirmé qu’après la victoire du FPR, ils sont tranquillement retournés chez eux, où les populations venues d’Ouganda étaient solidement installées depuis 92-93. Que sont-ils devenus ?
[2] « Violations massives et systématiques  des droits de l’homme  depuis le 1° octobre 1993 - Commission internationale d’enquête 7-21 janvier 1993 » par la LIDH,  Africa Watch, etc.
[3] Si, à l’ouverture des débats, le TPIR a assez largement partagé cette vision manichéenne en décrétant que le génocide des tutsi était un « fait judiciaire » qu’il était inutile de démontrer, les décisions qu’ont été amené à rendre ses différentes chambres après vingt années de travaux sont beaucoup plus partagées.
[5] Il se reconnaitra l’ « expert » qui, pour mieux obtenir la condamnation des hutu et pour palier une démonstration défaillante, ne cesse d’asséner des vérités premières devant les Cours d’Assises à grands coups de « bien évidement »!
[6] Relire l’excellent ouvrage d’Edward S. Hermann et Peterson « Genocide et propagande » - Janvier 2012
[7] Rwanda : la vérité serait-elle anglo-saxonne ?  02 octobre 2014
[9] C’est nous qui soulignons, pour avoir constaté certains massacres commis AVANT 1994 par l’Armée Patriotique Rwandaise.
[10] Même si aucun mandat d’arrêt n'a été émis contre Paul Kagame à cause de sa condition de Chef d’État en activité, le tribunal espagnol décrit les incriminations criminelles qui pèsent sur le Général Major.
[11] Il semblerait, si on en croit le journal britannique The Indépendant , que deux citoyens britanniques ont été également victimes de ces agissements.
[12] La Croix du 23 juin 2015

LA GRANDE BRETAGNE/ RWANDA: LES FDU-INKINGI FELICITENT LA JUSTICE BRITANNIQUE QUI N’A PAS CEDE AUX CHANTAGES DU GOUVERNEMENT DU GENERAL PAUL KAGAME.




COMMUNIQUE DE PRESSE
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Les Forces démocratiques unifiées (FDU-Inkingi) soutiennent une justice équitable, impartiale et indépendante. Elles se réjouissent du fait que la justice britannique a prouvé, une fois de plus, qu’elle est indépendante et qu’elle  ne se laisse pas intimider par des agitations des politiciens qui confondent la justice et la politique, d’où qu’ils viennent.  

Les FDU-Inkingi espèrent que l’arrestation du général Karake Karenzi est le premier pas pour mettre fin à l’impunité dont jouissent les criminels du FPR.

Selon des sources dignes de foi et bien informées, les juges devant lesquels le prévenu a comparu, ont prononcé l’arrêt des mesures transitoires ci-après ; si l’accusé ne respecte pas une de ces conditions, il sera arrêté sans requérir un mandat d’arrêt.

1.        Zone de circulation limitée ;
2.        Couvre-feu (interdiction de circulation) : 8 PM – 8 :00 AM ;
3.        Dépôt de 1000000 de livres sterling ;
4.        Comparaitre à la Police chaque jour entre :  10 :00  – 12 :00 AM ;
5.        Remettre le document de voyage et ne pas acquérir un autre document de voyage dans l’entretemps ;
6.        Eviter se rendre dans un port de sortie (aéroport,  port etc.) ; 
7.        Avoir un  portable toujours charge pour être contacté à n’importe quel moment ;
8.        Résider dans une propriété qui ne jouit pas d’immunité diplomatique pour permettre accès à tout moment ;
9.        L'ambassadeur a dû aussi écrire une lettre se portant garant du respect de ces  conditions par Karake et promettant que le gouvernement va coopérer avec la justice. La défense a rappelé les lettres écrites aux autorités espagnoles pour offrir collaboration dans le dossier des personnes accusées d'avoir trempé dans l'assassinat de ressortissants espagnols ;

Les FDU-INKINGI espèrent que cette arrestation ouvre la voie à d’autres inculpations des personnes impliquées dans le même dossier et que cela servira de déclic pour que la Communauté internationale s’occupe du très fouillé Mapping Report, dont on attend toujours le suivi . Les FDU-Inkingi ne se lasseront pas de souligner que la justice du vainqueur, érigée en mode de gouvernement au Rwanda, n’apportera pas de réconciliation véritable et durable. 

Fait à Londres , le 26 juin 2015
Justin Bahunga

Commissaire chargé des Relations extérieures aux FDU-Inkingi  et Porte-parole des FDU-Inkingi.